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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:42

PIVOT MACH 4 (1)

 

J'adore la panne (longue et mystérieuse) qui frappe mon VTT. Cela me permet d'essayer de beaux vélos divers et variés, Vincent de Roulavélo est très généreux en la matière !

Le dernier en date  (après le Scott Scale 29 pouces et le Pivot Mach 5.7) : le Pivot Mach 4.

C'est quoi la différence entre un Mach 5.7 et un Mach 4 ?

et bien... 1,7 non ? 

Bon OK, quand on dit 4, cela veut dire 4 pouces en anglo-saxon. En français, c'est 10,16cm, débattement du vélo.

Et de nos jours, à l'heure qu'il est et à la minute où je vous parle, 10cm, c'est le minimum commun que l'on retrouve sur un vélo, que ce soit à l'avant ou à l'arrière.

Le programme n'est donc pas du tout le même qu'avec le 5.7, bon à tout faire partout, même (et surtout) en montagne.

Avec le Mach 4, on se rapproche beaucoup plus d'un vélo "rendement", idéal pour rouler très efficacement, longtemps et confortablement, sans être donc, un vélo de pur XC.

Au programme du "roulage" : la forêt de St Hilaire, les dunes, un terrain très meuble et donc parfait pour tester la motricité de la bête.

N'en parlez à personne, mais le problème en ce moment avec les sentiers pédestres, c'est qu'il y a trop de marcheurs qui les empruntent !!! Non je plaisante mais le résultat est là : le sol n'est pas aussi tassé qu'en hiver et on pédale souvent dans la semoule.

Je m'attendais à faire beaucoup de marche à pied justement, que ce soit dans les raidars un peu mous ou les portions de plat très très meubles...

Et bien raté ! si je ne dois retenir qu'une chose du Mach 4, c'est qu'il est imprenable sur la motricité. Son système (qui fait un peu usine à gaz visuellement) est vraiment très efficace. Si on a les jambes et que l'on regarde quand même un peu où l'on pose le pneu avant, ça roule, ça tracte, ça grimpe ! Cela m'a rappelé la motricité du Scott 29' avec un petit truc en plus...

Quand la pente s'inverse, pour peux que l'on ne fasse pas de folies, on appuie sur le bouton pour libérer l'amortisseur et zou ! Ce n'est pas le "flying carpet" genre Mach 5.7, mais les choses se passent confortablement et sans soucis. Il faut juste plus soigner ses trajectoires, le vélo pardonnant moins le "hors-piste"... on ne peut pas tout avoir. Dans tous les cas, c'est largement suffisant pour rouler sur tous les chemins de Vendée.

Puisqu'on en parle, cela ne me dérangerait pas que la panne de mon Titus se prolonge ce week-end... cela me permettrait de parfaire mon essai sur les plus beaux chemins de Vendée... à Mervent !

 

PIVOT MACH 4

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 16:02

2011-Black-Mach-5

 

Dimanche dernier pour la Génote du Poiré, mon Titus ayant quelques soucis récurrents de transmission, Vincent de Roulavélo m'a accordé le privilège de rouler sur un PIVOT Mach 5.7 à l'essai dans son magasin.

PIVOT... kézaco ?

Il y a quelques temps, Chris Cocalis, célèbre créateur de la  marque américaine Titus, a créé une nouvelle référence dans le monde du vélo, la marque PIVOT CYCLES.

En effet tous les cadres disposent d’une suspension basée sur le  système à point de pivot virtuel, le DW-LINK avec 8 roulements annulaires, biellette en carbone haut module, visserie en ergal annodisée.

Au delà de tous ces termes qui fleurent bon le marketing et la technique pour les maîtres es "matos", ça donne quoi une fois qu'on l'a entre les jambes ?

Mes 40 petites bornes sur un terrain alternant chemins roulants, passages fraîchement défrichés, bords de champs tape-cul, virolos dans les sous-bois, raidars (bien raides), descentes roulantes, en terrain meuble, en devers, woops etc... ont pu exploiter les nombreuses qualités de ce cadre pas très sage !

Je commence par la suspension arrière bluffante... et déstabilisante.

Bluffante car, dès que le terrain ondule, on ne sent rien, mais alors rien du tout. Sur les gros ou petits chocs, cette suspension est tellement efficace qu'on a l'impression de rouler sur la route: un confort comme je ne l'ai encore jamais ressenti. La fourche Fox Talas (en axe de 15)  étant à l'unisson, tout cela a de belles conséquences dès qu'on prend de la vitesse en terrain miné. Ca file sans sursauts, la rigidité de l'ensemble rend le vélo précis dans ses trajectoires... le bonheur et plus encore !

Déstabilisante... car, contrairement à beaucoup de tout-mous, on roule avec l'amorto déjà très enfoncé au repos, et on est très bas (en tous cas par rapport à mon Titus). Le point de pivot virtuel permet d'associer amortissement en cas de choc sans pour cela bouffer toute la puissance de pédalage. Au début, on se dit qu'il faut absolument bloquer l'amorto pour avancer mais non, pas besoin, c'est le coup de pédale qui le fait ... On peut jouer sur le pro-pédal de l'amortisseur FOX pour ouvrir en grand ou fermer un petit peu, mais franchement, je ne l'ai pas touché de toute la rando.

Quand ça monte, (même si ce joli jouet ne m'a pas donné un poumon ou une jambe de plus... ou 10 kg de moins...), ça motrice très fort sur terrain défoncé. Quand on ne perd pas d'efficacité au pédalage et que les moindre chocs sont gommés par l'amorto, la motricité est au rendez-vous. CQFD !

Le vélo idéal alors ?  Je n'ai pas essayé tous les vélos sur le marché loin de là, mais je suis sur que l'on ne dois pas en être loin. C'est un pur "all mountain" si il faut le caser dans une catégorie "marketing", en gros, c'est un couteau suisse à l'aise partout sauf en pur XC bien entendu, ou au départ d'une descente de coupe du monde !

Avec une tige de selle téléscopique, d'autres jantes et des gros pneus, il me paraît également paré pour faire un beau spad d'enduro léger. 150mm de débattement, ça permet quelques galipettes tout de même !

Vous voulez vous faire une idée du "flying carpet" (c'est le surnom que je lui ai donné pour rendre grace à son confort moelleux), allez voir Vincent et son équipe chez Roulavélo à Challans, le Mach 5.7 est à l'essai.

 

PS : pour les franco-vendéo-français, "flying carpet" veut dire "tapis volant".

Ali Baba est sur le coup pour un essai le week-end prochain à St Georges de Montaigu.

 

 

 

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:33

scott scale elite 29

 

Depuis le temps que je voulais essayer... Vincent m'a donné l'occasion ce matin d'enfin tester un VTT 29 pouces...

29 pouces ??? Kézako ?

Pour les non initiés, nos VTT ont des roues de 26 pouces de diamètre, soit 66,04 cm très exactement.

Depuis quelques temps aux Etats Unis, les constructeurs développent de larges gammes de "grandes roues" de 29 pouces soit : 73,66 cm.

La théorie veut que des roues plus grandes nous apportent une meilleure stabilité, une meilleure motricité (adhérence) et de meilleures capacités de franchissement.

 

Qu'en est il en pratique, vu de ma très modeste fenêtre ?

Le décor : les singles tracks de la forêt de St Jean ce matin, avec un camarade de route : Dimitri (Monsieur DM3...)

Le temps est superbe, le terrain sec, c'est parti !

Première impression, en roulant sur le plat pour rejoindre les chemins, le coup de pédale semble ... efficace,dès qu'on appuie fort sur les pédales, l'inertie des grandes roues se fait vite sentir et ça file vite !

Mais bon, comme nous ne sommes pas là pour bouffer du bitume, place aux sentiers de la forêt.

 

On commence par la stabilité: les grandes roues me permettent  de lâcher les chevaux dès que la pente est dans le bon sens, avec une impression que rien ne va bouger... et rien ne bouge, c'est très sécurisant. De plus, il est clair que je  passe plus vite dans les virages rapides en descente  mes trajectoires sont plus sures mais, il faut se familiariser avec la bête pour qu'elles soient également précises !

Les 2 ou 3 fois où je suis sorti du chemin m'ont permis de tester la 2ème qualité du 29" : le franchissement !

Les grandes roues secouent beaucoup moins quand le terrain se détériore. Cela ne remplace pas encore une suspension, mais c'est beaucoup plus confort qu'un 26 rigide. Sur les quelques petites marches franchies, aucun souci, ça file sans sourciller et sans avoir besoin d'un grand débattement au niveau de la fourche.

Pour finir, concernant la motricité (adhérence)... j'ai eu l'impression de grimper aux arbres, c'est même ce qui m'a le plus surpris ! Il faut dire que le sol sableux et donc un peu fuyant se prête bien à ce petit jeu.  J'ai une "grimpette test " sur une grosse dune. En général, je la monte aux 2/3, ensuite, je pédale dans la semoule. Ce matin, il ne m'a manqué que ... 3 mètres pour arriver au bout, j'ai gagné 20 bon mètres !

 

Conclusion : quand est-ce qu'on recommence ? 

Sur un département comme le notre, où l'emploi d'un tout suspendu n'est pas "obligatoire", sauf pour des raisons de confort, le 29" me semble être une excellente alternative., pour les raisons que je viens de vous citer.

 

N'hésitez pas à vous rendre chez Roulavélo, le Scott Scale 29 Elite est en test, Vincent et son équipe vous proposeront de l'essayer une matinée, une journée ou même un week-end.

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 09:24
elguapo-1.jpg

El guapo : si tu ouvres le dico à la bonne page, ça veut dire beau, génial ou alors "faire le coq" en gros, se la pêter quoi !

Doctor Phil dans sa grande générosité m'a prêté la bête pour le Mogette Ride dimanche 8, juste pour voir et pour m'aider à rouler au lieu de marcher  sur certains passages chauds du lac du Jaunay.

A quoi ressemble le coq génial alors ?
A un gros enduro : entre 100 et 160 mm à l'avant et 150 derrière. Des freins capables d'arrêter un troupeau de bisons au galop en moins de 5 mètres (formula Oro Puro, disques de 200mm), des grosses jantes Mavic avec axe de 20mm => y a plus qu'à envoyer.

Tu pourrais te dire que ce spad est tout juste bon à descendre, et bien non ! Il peut aussi très bien rouler sur le plat et aussi monter malgré ses 15kg.
La suspension arrière motrice dur ! Quand ça monte sec, (et si tu as les cuisses adéquates) tu règles la Talas devant sur 100mm et l'adhérence du train arrière te fais grimper aux arbres !
OK, sur un raid de 100 bornes, ça risque de te fatiguer avant la mi-course...mais bon, il n'est pas vendu pour cela.

Et quand ça descend ? Alors là, c'est la joie, avec un grand J !
Pour résumer la chose, plus tu prends de la vitesse, plus il est stable et donne la pleine mesure de son talent (et donc du tien !) Tu relaches la Talas à 130 ou 160 et roule ma poule :
Y a une marche ?J' m'en fous ça passe.
Des caillasses ? J'm'en fous ça passe.
Un gros virage qui pue ? J'm'en fous ça passe.
Un gros freinage de la mort ? J'm'en fous ça passe.
En gros, ça passe partout, faut juste oser et rouler vite, c'est  pas compliqué non ?

Même pour un prudent comme moi, avec les lacunes techniques et physiques qui caractérisent ma pratique, c'est le genre de vélo qui te donne une très grosse confiance et qui te fait donc progresser.

Tu veux le voir en grosse photo ?  Clique ici :   GUAPO 1  GUAPO 2    GUAPO 3   

Tu veux le voir en vrai ? va voir Doctor Phil dans son beau magasin.

logo-2007.JPG

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 20:48

Définition : nom masculin d'origine latine : "cadra" ne voulant pas dire grand chose à l'époque puisque le vélo n'éxistait pas encore...

Pour être précis, le cadre est le machin sans lequel il n'y a pas de vélo. Bluffant non ?

C'est un assemblage plus ou moins compliqué de tubes soudés entre eux. Les tubes en question peuvent être en aluminium (très souvent), en acier (très souvent en hypermarché et moins souvent ailleurs), en carbone (bien moins souvent) ou même encore en titane (et là, c'est moins que moins souvent mais c'est beau). D'ailleurs, avant de me faire fustiger par les ayatollahs du matos des forums techniques de Vélo Vert, j'ajouterai rapidos que concernant le carbone, on a souvent à faire à des cadres "monocoques" moulés (à la louche) et sans tubes assemblés. On en trouve également en bois d'arbre et dans les entreprises mais là, on ne parle plus de vélo. Cette précision étant faite, parlons maintenant des choses sérieuses et répondons à la question suivante :

Le cadre, c'est plus important que le serrage de tige de selle ?

La réponse sera claire, nette et précise (mais n'engagera que son auteur) : euh, ben ça dépend...

Tout le monde dit que le cadre est LA base d'un bon vélo et qu'à partir du bon cadre, on peut ensuite "upgrader" son spad avec des éléments soigneusement choisis : OK.

Maintenant, avec un serrage de tige de selle merdique, on a beau avoir LE cadre LE plus fantastique de LE monde, faire 50 bornes en danseuse dans la boue te le fait vite oublier.

 

Ensuite, la 2ème grande question à se poser est la suivante : rigide ou tout-mou ?

Sans dévoiler, ce qui sera l'objet d'un autre article non moins scientifique, le secret des suspensions, ton choix de cadre sera fonction de ta pratique.

Le cadre rigide s'adressera plutôt aux VTTiste ayant la même caractéristique certes, mais au niveau du cerveau ou du trou de balle : on a au choix le pratiquant plus qu'occasionnel qui a donc souvent mal au derche mais qui ne voit pas (ou ne sait pas) l'intérêt du TS (tout suspendu pour les happy fews), puis nous avons à l'inverse le tyran du XC, pour qui le VTT ne se conjugue qu'avec vitesse, rendement et "pousse toi de là" et pour qui aussi, le TS c'est : soit pour les gonzesses qui veulent préserver leur potentiel de fertilité, soit pour ces maudits morveux qui ne font pas du VTT d'ailleurs puisqu'ils sautent plus qu'ils ne roulent. (elle était un peu longue cette phrase, non ?)

 

Les adeptes du TS (ou TM pour tout mou), s'ils ne rentrent pas dans une des catégories ci-dessus, ont compris depuis longtemps que TS = C+R si on y met le prix (C=confort et R=rendement).

Si tu es vraiment sensible sur le prix, tu peux trouver des vélos (pas des VTT) TS en supermarket, mais là, si je peux me fermettre, il vaut mieux que la notion de tout terrain se limite à la descente ou la montée du trottoir pour aller chercher le pain.

 

Rigides ou TS (ou TM) il existe quand même certaines catégories de cadres dont il faut connaître les caractéristiques :

Le cadre "commercial" : cadre qui se vend beaucoup. Exemple : marque bleue du nord de la France qui commence par Décath et qui se finit par Lon.

Le cadre "moyen" : cadre qui n'est pas le pire, ni le meilleur ne s'adressant pas aux PPT ni aux basketteurs.

Le cadre "supérieur" : cadre qui s'la pète en général, mais d'excellente qualité. 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 19:20

AVERTISSEMENT : la première parution de cet article date de début juin. Il me semble aujourd'hui particulièrement d'actualité. 

S’il est vrai que ce n’est pas vraiment un sujet d’actualité,  on en a tellement bouffé ces derniers mois  que je profite de l’arrivée des premiers vrais beaux jours pour revenir sur celle qui a été notre fidèle compagne de l’hiver, du printemps (même le week-end dernier) et qui ne nous quittera certainement pas l’an prochain, trop heureuse de nous pourrir de bas en haut, de niquer nos roulements et nos transmissions : la boue.

Je devrais plutôt écrire les boues, car, VTTiste clairvoyant que tu es, tu as bien remarqué que toutes les boues ne se ressemblaient pas. C’est pas parce que tu as le double désavantage intellectuel d’être Vendéen et VTTiste que tu n’es pas malin pour autant !

Les gars du sud peuvent bien se la péter, ils  ne savent rouler que dans la caillasse !

Parce que pour la boue, les champions c’est nous ! (avec, à un degré moindre, nos amis bretons et normands).

Qui peut se targuer de rouler dans un département certes largement ensoleillé (du moins, c’est ce qu’essayent de faire croire les orifices du trou triste à tous les estivants potentiels), mais aussi encore plus largement sujet aux « entrées océaniques » déversant généreusement sur nos chemins terreux une quantité de flotte annuelle qui suffirait à faire pousser du maïs pendant 20 ans en plein milieu du Sahara.

Comme on est obligé de rouler dans la boue à peu près 6 mois par an (à moins de monter sur un guidon tordu en hiver) il faut mettre en place stratégie et technique pour s’en sortir sans sombrer dans le ridicule.

 

 

Vous commencez à le savoir, mon esprit cartésien et mon grand sens de l’organisation font que j’aime bien classer les choses, les mettre dans des cases, leur donner une étiquette. Pour la boue, je ne vais pas déroger à la règle.

 

 

1/ La glue : celle là, je ne l’aime pas, mais alors pas du tout. Tu roules tranquilos, le regard en alerte 50 m devant, et tu vois bien que le bourbier t’attend de pied ferme. Pas grave ! aujourd’hui, j’ai des cuisses en béton, j’ai les bons pneus, le bon développement, c’est pas 30m d’ornière boueuse qui vont m‘arrêter.

Bad trip ! Tu n’as pas fait 50 cm dans ce cloaque que tu as déjà le nez dedans après être passé par  dessus ton guidon.  C’était de la glue, de la bonne, celle qui colle, bien profonde et injouable. Tu te relèves, un peu moins fier que la minute précédente et tu te dis qu’en fin de compte, il n’y a pas de honte à faire le reste à pied.

Et là, deuxième bad trip, t’as pas bien serré tes lacets  et au premier pas dans la gadoue, cette dernière aspire littéralement  ta chaussure en faisant un « BLURP » de contentement. Tu es en chaussette, à cloche pied en train de palper cette chose douteuse pour retrouver ta précieuse godasse.  Miracle, tu la captes en moins de 30 secondes et, second miracle, la terre dont tu viens de te remplir les narines tombe au sol, repoussée par la force de ton souffle de bœuf. Et là, troisième bad trip, l’odeur que te sens d’un seul coup te rappelle que la Vendée est un des premiers département français en matière d’élevage de bovins et que tu partages souvent tes chemins avec cette population qui se fiche comme de sa première corne de l’endroit où elle soulage sa grippe intestinale : ce n’est pas uniquement de la boue que tu as sous les pieds… et meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerde !

En attendant le premier cours d’eau claire dans lequel tu vas te jeter, tu remontes tant bien que mal sur ta selle souillée et jure intérieurement que c’est la dernière fois que tu roules dans ce pays de merde. (bien entendu, la colère t’égare…)

 

 

2/ La bouillasse : peut-on vraiment parler de boue à propos de la bouillasse ?

En effet, la bouillasse est cette boue très, très liquide et donc très très roulante. En général, quand tu as fait une rando « bouillasse », tu as l’impression qu’on t’as crépi l’arrière train, le dos, les jambes, le ventre, la tête, tout sauf les bras.

Tu la rencontre en général dans de grosses flaques plus ou moins profondes. Le problème se trouve ici d’ailleurs, comment estimer la profondeur d’une flaque boueuse et plus opaque qu’une affaire de fausses factures d’un office HLM de la cote d’azur  ?

La solution du « lâche » : laisse passer un éclaireur, il va te faire la trace. Maintenant, si tu suce sa roue et qu’il fait le grand plongeon, tu vas plonger toi aussi.

La solution du « un peu moins lâche » : cela fait 10 mn que tu attends en vain un éclaireur. Il faut y aller. Tu la joue tellement petit en développement que, fatalement, tu bloques en plein milieu… et tu mets pied à t… euh, non, pied dans le bain. Ca te fera une bonne raison pour enfin laver tes pompes.

La solution du « téméraire » : c’est pas une flaque, une marre, un étang ou même un lac qui vont t’arrêter. Si t’arrives à 30 à l’heure, tu la passes à 30 … au moins au début. Parce qu’en général, si elle est bien longue et assez profonde, tu la finit à 5, sur un développement qu’Ullrich lui même ne penserait pas à mettre pour un contre la montre en descente avec le vent dans le dos.

 

 

3/  La gadoue : C’est la dernière, et elle est entre les 2 premières. Elle colle comme il faut, te fait apprécier d’avoir changé tes pneus slicks, mais bon, tu roules sans trop de problèmes. De temps en temps, tu secoue ton vélo pour l’alléger des 5 bons kilogs, tu chasses comme un fou dès qu’un dévers se pointe à l’horizon et les kilomètres que tu alignes fièrement comptent double. 30 bornes en hiver valent tranquillement 50 en été pour la fatigue.

Seulement voilà, on est presque en été ! Avec un peu de bol, on ne va plus voir de boue jusqu’en novembre. Je ne dis pas qu’on ne croisera pas une petite flaque par ci par là après un orage, mais comme on dit chez moi : « le mal est fait ». 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 19:13

    

Définition : nom masculin d'origine latine : "cadra" ne voulant pas dire grand chose à l'époque puisque le vélo n'éxistait pas encore...

Pour être précis, le cadre est le machin sans lequel il n'y a pas de vélo. Bluffant non ?

C'est un assemblage plus ou moins compliqué de tubes soudés entre eux. Les tubes en question peuvent être en aluminium (très souvent), en acier (très souvent en hypermarché et moins souvent ailleurs), en carbone (bien moins souvent) ou même encore en titane (et là, c'est moins que moins souvent mais c'est beau). D'ailleurs, avant de me faire fustiger par les ayatollahs du matos des forums techniques de Vélo Vert, j'ajouterai rapidos que concernant le carbone, on a souvent à faire à des cadres "monocoques" moulés (à la louche) et sans tubes assemblés. On en trouve également en bois d'arbre et dans les entreprises mais là, on ne parle plus de vélo. Cette précision étant faite, parlons maintenant des choses sérieuses et répondons à la question suivante :

Le cadre, c'est plus important que le serrage de tige de selle ?

La réponse sera claire, nette et précise (mais n'engagera que son auteur) : euh, ben ça dépend...

Tout le monde dit que le cadre est LA base d'un bon vélo et qu'à partir du bon cadre, on peut ensuite "upgrader" son spad avec des éléments soigneusement choisis : OK.

Maintenant, avec un serrage de tige de selle merdique, on a beau avoir LE cadre LE plus fantastique de LE monde, faire 50 bornes en danseuse dans la boue te le fait vite oublier.

 

Ensuite, la 2ème grande question à se poser est la suivante : rigide ou tout-mou ?

Sans dévoiler, ce qui sera l'objet d'un autre article non moins scientifique, le secret des suspensions, ton choix de cadre sera fonction de ta pratique.

Le cadre rigide s'adressera plutôt aux VTTiste ayant la même caractéristique certes, mais au niveau du cerveau ou du trou de balle : on a au choix le pratiquant plus qu'occasionnel qui a donc souvent mal au derche mais qui ne voit pas (ou ne sait pas) l'intérêt du TS (tout suspendu pour les happy fews), puis nous avons à l'inverse l'ayatollah du XC, pour qui le VTT ne se conjugue qu'avec vitesse, rendement et "pousse toi de là" et pour qui aussi, le TS c'est : soit pour les gonzesses qui veulent préserver leur potentiel de fertilité, soit pour ces maudits morveux qui ne font pas du VTT d'ailleurs puisqu'ils sautent plus qu'ils ne roulent. (elle était un peu longue cette phrase, non ?)

 

Les adeptes du TS (ou TM pour tout mou), s'ils ne rentrent pas dans une des catégories ci-dessus, ont compris depuis longtemps que TS = C+R si on y met le prix (C=confort et R=rendement).

Si tu es vraiment sensible sur le prix, tu peux trouver des vélos (pas des VTT) TS en supermarket, mais là, si je peux me fermettre, il vaut mieux que la notion de tout terrain se limite à la descente ou la montée du trottoir pour aller chercher le pain.

 

Rigides ou TS (ou TM) il existe quand même certaines catégories de cadres dont il faut connaître les caractéristiques :

Le cadre "commercial" : cadre qui se vend beaucoup. Exemple : marque bleue du nord de la France qui commence par Décath et qui se finit par Lon.

Le cadre "moyen" : cadre qui n'est pas le pire, ni le meilleur ne s'adressant pas aux PPT ni aux basketteurs.

Le cadre "supérieur" : cadre qui s'la pète en général, mais d'excellente qualité. 

 

 

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 23:37

Pédale : nom féminin d'origine inconnue.  

Toutefois, Ptolémée raconte dans ses récits, datant du 48ème siècle avant le 1er championnat du monde de VTT,  qu'en Grèce particulièrement antique, certains athlètes parcouraient de longues distances à l'aide d'engins mus par les pieds reposant sur des "cales" elles-même juchées sur de longs tiges de bois. (quand j'y réfléchis, ça ressemble tout connement à des échasses mais les photos de l'époque sont pourries...).

 

Définition : repose pieds à l'extrémité de la manivelle du pédalier, lui même composé d'un boitier et de plateaux dentelés entrainant dans une ronde continue et infernale la chaine qui, à son autre extrémité, entraine la roue arrière de ton beau VTT. Si jamais c'est la roue avant, tu n'es pas dans le bon sens : ton guidon doit se trouver devant toi et non derrière, ok ?

Elle peut être plate ou pas plate. Quand elle est pas plate, elle n'est pas pour autant bossue, non, elle est juste automatique.

Petit conseil : si un jour, tu te décides à passer des plates aux automatiques, tu vas vite t'appercevoir qu'elles ne sont pas si automatiques que ça. Par exemple, quand tu vas t'arrêter, ton pied ne va pas automatiquement se déclipser de la pédale. Si tu n'y penses pas,  ce n'est pas ton petit peton qui va toucher en premier le sol. Ce sera (au choix) : ton coude, ta main, ton épaule, ton genou et qui sait, peut-être avec un peu de chance...ta tête ? C'est donc pourquoi il faut écouter François merde ! En quelle langue faut-il vous le dire ?

 

Grand principe N°1 : la pédale est au VTT ce que l'augmentation est au salarié : sans elles, pas d'avancement.

Grand principe N°2 : moins plus vite tu pédales, plus moins vite tu avance.

 

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 15:20

Pas de bol ! Non vraiment, il y a des jours comme ça où l'on voudrait tout de suite passer au lendemain.

Pourquoi ?

Je vous explique : j'emmène mon beau vélo chez le sympathique duo d'Espace Vélo à la Roche pour changer cassette, chaine et plateaux. Samedi matin, horreur ! les plateaux ne sont toujours pas livrés et je vois l'espace d'une seconde le spectre du week-end pédestre se dérouler à l'horizon de mon âme grise... Une seconde seulement puisque "the big boss" Philippe me propose de me prêter une monture pour rouler. Et pas n'importe qu'elle monture puisqu'il s'agit d'un petit TITUS MOTOLITE.

Vous ne connaissez pas TITUS ? c'est moyennement étonnant puisque c'est une marque très peu distribuée, américaine et qui ne fait que dans le (très) beau et plutôt à la main. Allez voir par ici

Si vous avez l'oeil, vous n'en croisez qu'un ou deux par an.

 

Je vais donc poser mes fesses pour la quasi première fois sur un tout suspendu, et pas le plus pourri de surcroit !

Bon, ben, autant vous en faire profiter non ?

 

Pour commencer par le commencement, je pose mon royal séant sur la selle puis mes mimines sur le cintre. Ca sent tout de suite le confort puisque je vais pédaler plus assis qu'allongé. Ca tombe bien, je ne suis pas là pour chasser le chrono, mais plutôt pour prendre du plaisir.

Le temps de me faire aux shifters SRAM X9 et c'est parti. D'ailleurs, en parlant de la transmission, le dérailleur arrière est également un SRAM X9. J'ai toujours roulé en Shimano (Manettes LX, toujours LX devant, XT derrière) et franchement, la différence entre un changement de vitesse SRAM et un changement de vitesse SHIMANO est à peu près le même qu'entre une Ferrari et une 2CV. Avec SRAM, on a l'impression qu'il n'y a pas de cable ... c'est instantané, précis et ne bouge quasiment pas malgré la boue. Avec SHIMANO, on a l'impression d'avoir un cable élastique de 2 km de long. Voilà, c'est dit.

Me voici donc sur un full de 12,9kg, de 130mm de débattement sur un terrain varié que je connais bien.

La première impression se résume en un mot : le CONFORT ! Que tu roules sur du bitume ou de la caillasse, c'est presque pareil et c'est tes lombaires qui te disent merci. Ludo a résumé cela d'une phrase qui fera date dans l'histoire du VTT : "une femme enceinte de 8 mois peut faire le Roc d'Azur sur un Titus sans accoucher !"  Ce n'est pas de la plus grande élégance mais cela a le mérite d'imager la chose.

 

Le confort c'est bien, mais qu'en est-il du rendement ? Et bien, c'est un vrai tout mou...quand il y en a besoin. Quand on appuie fort sur les pédales, pas de pompage (ou si peu en évitant de danser) et quand ça grimpe fort dans de la caillasse ou du boueux, la suspension colle ton pneu (trop fort les Schwalbe !) au chemin : ça motrice fort ! Le seul reproche que je peux lui adresser et qu'il lui manque un moteur quand cela grimpe trop fort pour mes maigres capacités lactiques et pulmonaires.

 

Et ça tient la route ?  Un peu mon n'veu !  Quant un pinpin dans mon genre calcule ses trajectoires au cordeau dans le cassant avec son hardtail, sur ce coup là, le pinpin en question calcule beaucoup moins. Le mot d'ordre c'est : tout droit et on lache tout ! L'avantage de rouler sur un tel joyaux, c'est qu'il te fait croire que, du jour au lendemain, tu es devenu un warrior de la pédale terreuse. Tu as beau être un bourrin, le vélo est tellement stable et sécurisant que tu peux te permettre des choses que, même dans tes rêves les plus fous, tu n'osais pas toucher du bout de tes frêles petits doigts gantés.

 

Conclusion : merci au fournisseur de plateaux d'avoir été à la bourre. Merci à Philippe et Nicolas d'Espace Vélo de m'avoir permis de rouler sur ce vélo de rêve.

 

 Ah au fait, vous voulez le bestiaux en gros ?

Titus 1   Titus 2   Titus 3   Titus 4

 

Et si vous voulez le voir en vrai et peut-être l'essayer, rendez- vous chez   Espace Vélo,  

114 rue Gutenberg à La Roche.

 

 

 

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 21:07

CASQUE : nom très commun et très certainement  masculin.                     

casque.jpg

Ethymologie : vient du  grec KAS (tête) et du turkomoldave KHE (protection).

 

Définition : protection en forme de bol à céréales (grand format) se posant sur le  crane humain qu'il est sensé protéger. En général, il est composé de polystyrène naturel, agrémenté de petites mousses à l'intérieur et d'un coque rigide à l'extérieur. Afin que ce qu'il reste de neurones d' un Vttiste lambada, après un effort continu de 3 heures,  ne restent pas dans un état végétatif prolongé, le casque est pourvu de grands trous appelés : aérations. A noter que les casques de "dirt" eux n'ont pas d'aérations, de là à en conclure... Il est préférable (et beaucoup plus fashion) en VTT que le casque soit doté d'une visière, afin de protéger les lunettes qui protègent elles même tes yeux qui protègent eux même (parce que sans eux tu ne sais pas où tu vas) ton petit être tout entier.

Attention, il ne faut pas confondre casque et casquette. (c'est comme le cake).

 

A noter : beaucoup de VTTistes (que François mon pote de Nantes n'appelle pas comme ça) ne portent pas de casque. Et bien, là, je n'hésiterai pas à dire (même si c'est un peu violent) : bouh ! c'est mal !

Sans parler des inconscients qui roulent avec leur progéniture non casquée également.

 

Citations célèbres :

- "Putain de pomme, demain je mets un casque " : Isaac Newton.

-" Jamais sans mon casque ! " : Astérix

-"Casque que c'est que ça ?" : Jonathan, jeune élève de 4ème décidant d'abandonner le langage SMS pour se mettre vraiment au français académique.

 

PS : une image valant toujours mieux qu'un long (même brillant) discours, imaginez l'état de la tête du monsieur si son casque n'avait pas été entre le rocher et sa belle chevelure au reflets changeants...

 

aizenay09--36-.jpg

 

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